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Week-end en Champagne en Hyundai Inster : sur les traces des femmes qui font rayonner la région


Il est des voyages qui commencent bien avant le premier kilomètre. Celui-ci naît d'une envie simple : quitter Paris le temps d'un week-end, prendre le large sans partir loin et retrouver ce plaisir oublié de la route, lorsque le trajet fait déjà partie de l'aventure. À bord de la Hyundai Inster, notre escapade prend une saveur particulière. Compacte, silencieuse et 100 % électrique, elle se faufile avec aisance dans les rues de la capitale avant de s'élancer vers l'est. En quelques kilomètres, le rythme change. Les immeubles laissent place aux champs de blé, puis aux premiers coteaux. Une playlist de Charles Trenet accompagne naturellement cette parenthèse où l'on redécouvre le bonheur de traverser la France au fil des paysages. Avec jusqu'à 370 kilomètres d'autonomie, l'Inster se révèle parfaitement adaptée à ce type d'escapade. Son format compact rassure dans les villages aux ruelles étroites, tandis que son habitacle étonnamment spacieux invite à voyager sans se soucier de l'espace. Ici, nul besoin de courir : la Champagne se découvre à son rythme, entre haltes improvisées et routes secondaires.

Carnet de route

Destination : la Champagne
Distance : De Paris environ 150 km jusqu'à Reims
Durée : 2 jours
Notre véhicule : Hyundai Inster 100 % électrique (jusqu'à 370 km d'autonomie WLTP)
Fil rouge : partir à la rencontre des femmes qui font vivre la Champagne d'hier et d'aujourd'hui.

Très vite, les premiers rangs de vignes dessinent l'horizon. Les villages de pierre blonde apparaissent au détour des collines, les clochers dominent les coteaux, et les murets qui bordent les parcelles racontent des siècles de patience. Classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, les coteaux, maisons et caves de Champagne offrent un paysage unique où chaque saison révèle une nouvelle lumière. Mais si nous prenons aujourd'hui la route de la Champagne, ce n'est pas seulement pour ses prestigieuses maisons ou ses caves centenaires. Notre voyage suit un autre fil conducteur : celui des femmes qui, depuis plus de deux siècles, façonnent l'identité de cette région. Visionnaires, entrepreneuses, artisanes, cheffes, créatrices ou cheffes de cave, elles perpétuent un héritage d'exception tout en lui insufflant une énergie résolument contemporaine.

Notre première étape nous conduit au cœur du vignoble, à l'Hostellerie La Briqueterie.

Une adresse confidentielle où nous attend une jeune cheffe  Nawal Rezagui dont le talent vient d'être récompensé par une première étoile Michelin.
Le ton est donné.
 
Pendant deux jours, chaque rencontre nous rappellera que derrière les grandes maisons, les ateliers d'art ou les plus belles tables de Champagne, il y a souvent une femme qui fait avancer l'histoire.
 

Première escale  à La Briqueterie : une parenthèse au cœur des vignes

Quelques kilomètres suffisent pour quitter les routes principales et s'enfoncer au milieu des vignobles. Les rangs de vignes s'étirent à perte de vue, ponctués de petits villages aux toits d'ardoise. Nichée dans cet écrin de verdure, l'Hostellerie La Briqueterie apparaît comme une adresse confidentielle où le temps semble suspendu. Avant même de découvrir notre chambre, le regard est happé par le jardin, les terrasses ouvertes sur les coteaux et cette atmosphère paisible qui invite instantanément à ralentir. Après quelques heures de route, c'est exactement ce que nous étions venus chercher : une parenthèse de douceur au cœur de la Champagne. Mais si nous avons choisi cette halte, c'est avant tout pour une rencontre.

Nawal Rezagui, une étoile née d'un changement de vie Quelques heures avant le service du soir, nous retrouvons Nawal Rezagui dans les cuisines du restaurant Alcôve.

Le ballet des équipes a déjà commencé, mais la cheffe prend le temps de nous raconter son histoire devant notre caméra. À première vue, rien ne la destinait à décrocher une étoile Michelin. Originaire du Maroc, elle suit d'abord des études en informatique industrielle avant de choisir un tout autre chemin.

À 31 ans, elle décide de repartir de zéro pour vivre pleinement sa passion de la cuisine. Une décision audacieuse qui la conduit, au fil des années, à construire une identité culinaire singulière, récompensée cette année par une première étoile au Guide Michelin. Ce qui frappe pendant l'entretien, c'est sa simplicité. Elle parle davantage de ses producteurs que de sa distinction. Davantage du goût que de la technique. Lorsque nous lui demandons ce qui caractérise sa cuisine, elle répond presque spontanément :

« Les épices sont là pour sublimer le produit, jamais pour le masquer. »

 Une phrase qui résume parfaitement son univers. Dans ses assiettes, les légumes, les poissons et les viandes issus du terroir champenois dialoguent avec les parfums de son enfance. Quelques épices, une pointe d'agrume, une note orientale viennent révéler les saveurs sans jamais les dominer. Son agneau confit en est probablement la plus belle illustration. Lentement mijoté, délicatement parfumé, il raconte à lui seul le mariage de deux cultures : la richesse du terroir champenois et la subtilité des épices marocaines. Au fil du repas, nous comprenons que cette étoile Michelin récompense bien plus qu'une cuisine. Elle célèbre un parcours de vie, celui d'une femme qui a osé changer de cap pour suivre sa passion.

Une histoire qui, finalement, donne le ton de tout notre week-end.

En savoir +

🍽️ un détail du dîner chez Nawal Rezagui

Cette rencontre avec Nawal Rezagui n'est pas un hasard. Elle s'inscrit dans une longue histoire où les femmes ont souvent joué un rôle décisif dans le destin de la Champagne.
La plus célèbre d'entre elles reste sans conteste Barbe-Nicole Ponsardin, entrée dans la légende sous le nom de Veuve Clicquot. Devenue veuve à seulement 27 ans, elle reprend la direction de la maison familiale en 1805, à une époque où les femmes étaient rarement admises dans le monde des affaires.
Visionnaire, elle perfectionne le procédé du remuage, lance le premier champagne millésimé et développe les exportations jusqu'en Russie. Son audace fera d'elle l'une des plus grandes entrepreneuses françaises du XIXᵉ siècle.
Quelques décennies plus tard, une autre femme participe à écrire l'histoire du vignoble.
Vigneronne passionnée de la Montagne de Reims, Léonie Duchêne met son expertise au service de la maison qu'elle fonde en 1868 avec son mari Victor Canard. Ensemble, ils donnent naissance à Canard-Duchêne, aujourd'hui encore l'une des signatures emblématiques de la Champagne.
Deux femmes. Deux époques. Deux parcours différents. Mais une même volonté : innover, transmettre et faire rayonner leur territoire.
C'est précisément cette filiation que nous sommes venus explorer tout au long de cette escapade. Car aujourd'hui encore, des femmes prolongent cet héritage avec la même exigence, qu'elles élaborent un grand champagne, restaurent des vitraux centenaires, imaginent des objets d'exception ou réinventent la gastronomie champenoise.

ChezCanard-Duchêne, la précision au service de l'émotion

🍾 notre première dégustation chez Canard-Duchêne avec Cynthia Fossier

Le lendemain matin, notre itinéraire nous conduit à Ludes, au cœur de la Montagne de Reims. Derrière les murs de la Maison Canard-Duchêne, l'effervescence est discrète. Ici, le temps ne se compte pas en heures, mais en années de vieillissement, en assemblages et en dégustations. Nous retrouvons Cynthia Fossier, cheffe de cave de la maison. Un métier encore rare au féminin, où la technique s'allie à une part d'intuition difficile à expliquer. Devant notre caméra, elle nous raconte son quotidien avec une simplicité désarmante. Son rôle ne consiste pas seulement à assembler des vins. Il s'agit surtout de préserver, année après année, l'identité gustative de la maison, malgré les caprices du climat et les différences de chaque vendange. « Chaque récolte est différente. Notre travail est de retrouver l'équilibre qui fait la signature de Canard-Duchêne », nous explique-t-elle. Dans les cuveries, tout semble silencieux. Pourtant, chaque cuve raconte une histoire. Cynthia déguste, compare, ajuste, recommence. Derrière chaque bouteille se cachent des centaines de décisions invisibles que le consommateur ne soupçonnera jamais. Au fil de notre échange, une évidence s'impose : le champagne est autant une affaire de sensibilité que de précision. Une émotion qui se construit patiemment, bien avant le premier toast. En quittant les caves, nous repensons à Léonie Duchêne, cofondatrice de la maison au XIXᵉ siècle. Plus de 150 ans les séparent, mais Cynthia Fossier poursuit, à sa manière, cette même aventure féminine commencée en 1868.

Derrière les portes closes de l'atelier Simon-Marq

 Notre arrivée chez Simon-Marq commence presque comme une scène de roman. Une grande porte discrète s'ouvre sur une cour silencieuse. L'accueil est chaleureux, mais immédiatement une consigne tombe : certaines salles ne pourront pas être photographiées.

Ici, la discrétion fait partie du métier. En avançant dans les ateliers, impossible de ne pas remarquer une pièce soigneusement fermée. Les réponses restent évasives. On nous sourit, on élude, on nous invite à poursuivre la visite. Le mystère demeure.

Ce n'est qu'au fil de la conversation que le voile se lève. Derrière cette porte, les équipes de Simon-Marq travaillent notamment sur l'un des chantiers patrimoniaux les plus sensibles de ces dernières années : les vitraux contemporains destinés à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le sujet suscite depuis plusieurs mois de nombreux débats. Le projet d'installation de nouveaux vitraux dans certaines chapelles de la cathédrale fait réagir historiens de l'art, défenseurs du patrimoine et architectes, certains estimant que les vitraux du XIXᵉ siècle n'avaient pas été détruits par l'incendie de 2019.

Sans entrer dans cette controverse, on mesure ici toute la responsabilité qui repose sur les épaules des maîtres-verriers. Dans le calme de l'atelier, loin des débats médiatiques, seules comptent la précision du geste, la maîtrise de la lumière et le respect d'un savoir-faire transmis depuis près de quatre siècles.

En refermant la porte derrière nous, nous gardons le sentiment d'avoir entrevu, l'espace d'un instant, une page d'histoire en train de s'écrire.

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Stéphanie & Henry
Pendant ces deux jours, la Hyundai Inster s'est parfaitement intégrée à notre manière de voyager.
Sa silhouette compacte facilite les déplacements dans les villages viticoles comme dans les rues de Reims ou d'Épernay, où les places de stationnement sont parfois comptées. Son rayon de braquage réduit et sa position de conduite légèrement surélevée apportent un vrai confort au quotidien.
Nous avons également apprécié son habitacle étonnamment spacieux, son coffre modulable capable d'accueillir sans difficulté les bagages du week-end… et quelques précieuses bouteilles rapportées de nos visites.
Avec une autonomie pouvant atteindre 370 kilomètres (cycle WLTP), elle répond parfaitement aux besoins d'un week-end au départ de Paris, à condition de planifier sereinement sa recharge. Son fonctionnement silencieux s'accorde finalement très bien avec l'esprit de cette escapade : prendre le temps, rouler autrement et profiter pleinement des paysages traversés.
Plus qu'un simple moyen de transport, elle a accompagné notre découverte de la Champagne avec discrétion, efficacité et une vraie facilité d'utilisation.